PHILIPPE JAFFEUX
C.O.M.M.E.N.T. L.’I.D.É.E. D.’U.N. T.I.T.R.E. S.U.F.F.I.T. À. D.É.C.R.I.R.E. L.E. S.O.R.T. D.’U.N. L.I.V.R.E. C.R.E.U.X.

116 pages
14 x 21 cm

22 euros

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« La compréhension de celui de Jaffeux impose de combler les creux par une lecture qui interprète. « Un écrit interprété par des coquilles s’enroule autour d’un vide incorrigible ». Le texte « orthographie une interprétation graphique du vide ». Sans cette intervention, le texte imprimé serait absurde. Mais sans cette absurdité que, de prime abord, nous avons sous les yeux, sans cette fuite du sens par tous les trous du texte poinçonné comme dans la chanson, y aurait-il « aventure graphique » ? » (François Huglo sur Sitaudis)

François Huglo (lire la chronique entière)


« Pour ceux qui rêveraient encore d’une orthographe purement phonétique, Jaffeux répond par le vertige baroque d’une écriture poétique alternant pleins et vides, rappelant combien l’exercice même de la lecture relève d’une pratique combinatoire des plus subtiles. […] Un recueil redoutablement jouissif ! » 

Olivier Rachet (lire la chronique entière)


« Décrire formellement une écriture par ses lacunes est une contrainte qui dans l’œuvre de Jaffeux a été féconde, faisant jaillir des pensées sourdes, aveugles, anosmiques, non haptiques et, poussée ici à son paroxysme, le demeure car ce creux résonne de tous les tours de force d’une pensée – plus abstraite, on meurt. » 

Christophe Stolowicki (lire la chronique entière)


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JACQUES ALLEMAND
K, APRÈS TOI

50 pages
14 x 19 cm
broché

11 euros

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« K est-il un hétéronyme de Jacques Allemand (beau patronyme, au reste) ? est-il concerné par la forme abstraite de sa propre définition, par son intrigue ? tend-il vers le mystérieux, vers l’alchimie ? Ce K cherche-t-il ? que quête-t-il ? »

Didier Ayres (lire la chronique entière)

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PETER HART 
MÉDITER SANS MÂITRE

132 pages
10 x 12 cm
broché

10 euros

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« Travail en spirale parfois, traits aigus, en termes d’art de la gravure, considéré comme une intellection des textes, confinant çà et là à la théologie, théologie négative par exemple ; vision convexe, en anamorphose, travail de la mémoire, poussant peut-être le poète vers les Derviches Tourneurs, tant les cercles sont concentriques, répétitifs et grandement ouvragés. Donc : le temps, la nuit, le rien, la mort, pour thèmes. Poèmes orphiques, sans doute. Mais aussi quête de la profondeur, car le poème creuse à la fois comme matière et comme idée ou image. Le réel est donc bonifié, augmenté, en mouvement, diffractant la lumière pour conduire vers un percement de la poésie. Cela cherchant la beauté (rien sans la prosodie). »

Didier Ayres (lire la chronique entière)

Note de lecture de Jean-Paul Gavard-Perret (à lire ici)

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ALEXANDRE BLAINEAU 
L'OFFRE DES POSSIBLES

96 pages
12 x 19 cm
broché

12 euros

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Dessin de couverture : Paula Cohen

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« Écrire c’est poursuivre l’impossible, le désir impossible lequel est la source de cette vacance nécessaire pour que le texte advienne. Ce désir est la source (fontaine et commencement) de l’impossible intrinsèque du poème qui répond céans à faire jaillir quelque chose de plus grand que soi, et pour cela, englobe plusieurs idées, plusieurs probations. En tout cas, dans ce petit recueil de poésie, l’on devine l’amour porté à autrui, amour d’une blessure, d’une extase invisible mais sensible. Tout cela dans une forme courte voire très brève. »

Didier Ayres (lire la chronique entière)

Interview sur Bloomtime (à voir ici)

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PHILIPPE LONGCHAMP 
NOMMER NÉANMOINS

94 pages
13 x 20 cm
broché

16 euros

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Dessin de couverture : Jeanne Held

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« Ouvrage où l’on retrouve cette heureuse faculté qui caractérise [le poète] de transposer le passé en une émerveillante narration, là où chez d’autres les mêmes faits n’auraient provoqué que regrets et nostalgie. À Léger bruit d’abeilles , succèdent Debout chez les allongés, suivi d’Amoureux très amorcés et de Charpie rouge flamme pour finir En petite pente, savoureux intitulés des différentes parties du livre et qui démontrent cet art de la nomination que Philippe Longchamp semble revendiquer dès le titre de l’ouvrage. Tout un art de conteur en réalité, et qui consiste aussi, à bon escient, à ne pas nommer, à entretenir le mystère quant au sujet de la fable que l’auteur va dérouler à la suite : qui est-il celui-ci qui n’a quasi rien sous son crâne si elle s’y séjourne ? Quelle est-elle cette égale, une ouverte, une qui se choisit sans broncher et s’autorise ? »

Claude Vercey, revue Décharge (lire la chronique entière)

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YVE BRESSANDE 
LES NOCTURINES

98 pages
14 x 19 cm
broché

15 euros

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Dessin de couverture : Paula Cohen

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« Écrire comme une envie de pisser : jamais cette image n’aura été si justifiée qu’en parlant de « Les Nocturines » (joli jeu de mots pour un joli titre, au demeurant). En effet, ce recueil d’Yve Bressande, publié par Milagro Éditions, comprend de courts poèmes qui évoquent ces instants de la nuit, découpés en saisons, durant lesquels le poète se lève pour aller pisser. Il en profite, le poète, pour faire le tour de son domaine extérieur (ce qu’il y a autour de lui) et intérieur : ‘occasion rêvée pour faire preuve, lorsqu’on est pris en flagrant délit d’impudeur, d’humour et d’autodérision sur sa condition d’humain limitée. Avec ces poèmes, Yve Bressande ne s’embarrasse pas de fausse poésie. Il va droit au but. Faut dire qu’il y a déjà assez de poésie dans la réalité. »

Patrice Maltaverne (lire la chronique entière)

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AURE MEURY 
L'OS DANS LE NEZ

116 pages
14 x 19 cm
broché

16 euros

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En couverture : dessin de l'auteur

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« Aure Meury rameute l’histoire d’un Ton­ton Cris­to­bal d’un nou­veau genre. Et pour ce faire, la narratrice prend des habits de fêtes — à savoir bariolés — qui la font res­sem­bler “à ces bagnoles qu’on change des ailes au capot suivant le carambolage chez le casseur”. L’histoire sent le soufre, l’alcool, l’argent sale, le sang frais, le sperme. Dans ce capharnaüm, la narratrice tient lieu d’homme à la maison même si, “droite dans la sou­pente”, elle déroule ses cuisses pour y mouler de force plus que de gré tuiles et buches. »

Jean-Paul Gavard-Perret (lire la chronique entière)

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ALEXANDRE BLAINEAU
D'ÊTRE EN CE MONDE


72 pages
12 x 19 cm
broché

10 euros

Dessin de couverture : Paula Cohen






Alexandre Blaineau vit dans les Ardennes. Il est l’auteur de trois essais, notamment « Les chevaux de Rimbaud » (Actes Sud, 2019, Prix Khôra-Institut de France 2020)

« Le poème cherche sa langue dans l’imaginaire, celle d’un rêve, un rêve d’Histoire. Donc, sujet à l’énigme. Et du reste, le caractère nu des poèmes facilite bel et bien cette tendance, celle de revivre des points iconiques de la grande Histoire. Quoi qu’il en soit, ce texte en filigrane nous montre des statues (antiques), des temples (envahis d’herbes sauvages) ou encore des aigles (ceux des augures romains). Ce recueil peut donc se présenter dans le très peu, comme si le lecteur pouvait déguster un hydromel gaulois ou un vin grec coupé de miel avec sobriété et songe, celui de vivre ailleurs et dans un autre temps, dans la durée du poème. Cela ressemble pour moi à la fixité des trésors archéologiques de Pompéi, ici pris dans la glace du poème, fixé pour toujours dans sa nudité lithique. »


JOS GARNIER
SOUS LES CHAPES GRUES

48 pages
21 x 14,8 cm
broché

10 euros  (+3€00 de frais de port)

Photographie de couverture : Antho Valade







« Comme Duras mais selon une autre stra­té­gie, il s’agit de “faire bar­rage” — mais sans rien rete­nir. Pour bas­cu­ler vers l’amour “en cati­mini en levant le nez aux étoiles juste pour dire qu’on le fait bien sans s’accrocher aux rails d’espoirs” ? Mais Jos Gar­nier refuse les illu­sions. Néan­moins, elle avance et qu’importe “les petits bour­geons obs­cènes de dou­leurs”. Per­dure le mou­ve­ment qui casse les codes, rem­plit les vides comme pour caler ce qui peut l’être dans le désordre de la vie même — ou sur­tout — lorsque l’amour a pâli. Du drame de la vie, l’auteure ne gomme rien et sur­tout pas les mots — même si le dégoût se cache des­sous — car ils font ce que la vie ne peut pro­mettre. C’est du moins une sorte d’espoir. »

Jean-Paul Gavard-Perret (lire la chronique entière)

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ARVO STEINBERG 
VISIONS


86 pages
19 x 12 cm
broché

7 euros (+3€00 de frais de port)

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En couverture : photographie de l'auteur




En chevet, Butor et Char mais surtout les cauchemars, les rêves et les symboles d’un autre siècle. Arvo Steinberg écrivain de langue française mais venu d’ailleurs, musicien de textures et conteur de vers libres, navigue entre les styles et les rôles, entre édition, illustration et écriture. Arvo Steinberg a reçu pour les dix premiers poèmes de Visions le prix de la francophonie à Paris Sorbonne en 2017.

« (...) ces associations, ces ajoutements qui semblent arbitraires sont tout le contraire d’un hasard, ou dès lors, un hasard qui n’aurait rien d’aléatoire, mais devenant une littérature conçue comme une martingale. Le sens s’abouche au sens, un mot à son épithète, un verbe avec un autre verbe, juste pour leur sonorité, pour des liens profondément énigmatiques que le poète connaît dans son intuition. Ainsi, les isotopies servent de fil à des textes funambulesques, les mots ne s’éprouvent qu’au contact d’un art poétique de toutes pièces inventé. N’est-ce pas la mission la plus haute du créateur ? »

Didier Ayres (lire la chronique entière)

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PIERRE ANDREANI
UN TEL BOMBARDEMENT


40 pages
19 x 12 cm
broché

En couverture : dessin de l'auteur

(épuisé)







« Pour être un coup d’essai, Un tel bombardement n’en est pas moins un coup de maître. Son titre même en dit long sur les tensions qui parcourent ces brèves proses poétiques, denses, scandées, elliptiques. Aucune mièvrerie dans le choix du verset, forme plus souple que le vers et souvent adoptée par les poètes méditerranéens (comme Constantin Cavafy, Edmond Jabès ou Odysséas Elýtis, parmi bien d’autres). Comme chez eux, chaque texte s’inscrit dans un récit global qui signe l’unité de l’ensemble. On est ici dans une odyssée intérieure où, page après page, on assiste à la transformation d’un esprit et de son rapport au monde. Du reste, comment un tel processus pourrait-il s’accomplir sans douleur ? « J’ai le sang qui bout et qui réclame encore:/ – Provoquez-moi pour que je lutte ! / Ici, la langue bourrue, façonnée de rugosité, n’écoute que sa musique, rattrape le temps malgré la fugue.. » On comprend, à ces seuls mots, l’urgence de cette poésie longuement retenue. Il ne sera pas dit que tout a déjà été dit. Et que les mots ne sont plus que des formes creuses à force d’avoir été triturés par ceux qui se croient les gardiens de la langue. Ceux de Pierre Andreani ont conservé toute leur puissance explosive. En cela il fait pleinement œuvre de poète. À nous maintenant d’entendre sa voix. »

Jacques Lucchesi